jeudi 14 juin 2007

A Turennes pour embarquer

Julienne DAVID est née aux "Places", un lieu-dit de Saint-Mars-du-Desert vers 1773/1774. Elle s’engagea comme corsaire sous le nom de Jacques DAVID. Faite prisonnière, elle fut déportée sur un ponton-prison anglais. Au bout de 8 ans, un prisonnier ayant révèlé son sexe, ses geôliers la libérèrent. Revenue en France, elle exercea divers métiers sous le nom de "jacquot". Elle fut notamment jardinier, roulier, et garçon d’écurie. Elle est décédée le 26 janvier 1843. Une rue de Nantes porte son nom. 

Née à Saint-mars auprès de Nantes
Fille d’une terre d’arrière pays
Petite Julienne dès son enfance
Rêve déjà, désobéit

REFRAIN
Longues années dans les geôles anglaises
Longues années de petits métiers
Captain julienne de retour à Nantes,
Au quai Turennes veux réembarquer’’

Ne peut se voir en paysanne
Dans une vie déjà tracée
Mais aborder d’autres rivages
Courir les mers, se dépasser.

Une femme ne peut les armes prendre
Et embarquer pour guerroyer
Un autre nom et sans attendre
Pour "Jacques David" s’est décidé.

Embarque à Nantes à 17 ans
Pour combattre face à l’anglais
Sur une frégate, sur un corsaire
Qui à la course vient d’être armé

Ile feydeau, vaisseau de pierre
Tes quais ont bien changé
Duguay-Trouin ou bien Turennes
Sont maintenant de vertes allées.

Puisque sur l’herbe les bateaux poussent
Et qu’en rêve vient la marée.
Jacquot part avec le flot
Même les pêcheries peuvent appareiller

 

jeudi 3 mai 2007

Nous tiendrons table nouvelle

Nous tiendrons table nouvelle,
Et fêterons la rose en ces lieux,
Quand reviendront bonnes nouvelles.
Gardons nos coeurs pour d’autres cieux.

Nous tiendrons table nouvelle,
A tout espoir je ne sursois.
Je crois en l’homme libre et rebelle
Qui refuse le chacun pour soi.

Nous tiendrons table nouvelle,
Ferons place nette des jours passés.
Et en allant à l’essentiel
Reconstruirons la société.

Nous tiendrons table nouvelle,
Accueillerons les opprimés.
La vague qui enfle sera belle,
Et même Royal en vérité.

 

 

mardi 14 novembre 2006

C'est là le pays de Bretagne

Voyez près d’une mer sauvage
Nos écueils, nos grands rochers,
Que le vent, les vagues, ou l’orage
Frappent mais ne peuvent coucher

C’est là le pays de Bretagne,
Où l’on fila jadis le lin,
Au fond de la moindre campagne,
Pour la rançon de Du Guesclin.

C’est le pays des éclaircies,
Landes d’ajoncs et de rochers.
C’est un diamant serti,
Dans un dur granit incrusté.

Taiseux, durs à la peine,
Sont les hommes de ces contrées.
Marins de Sein ou de Molène
Artistes, paysans, ouvriers.

Celtes fiers de votre culture
D’une histoire parfois déniée
Vivez sans crainte le futur
Changez la vie, la société

Refusez la forfaiture,
Que rien de vous corrompt
Plutôt la mort que la souillure,
C’est la devise des Bretons.

 

Chanson inspirée de la poésie "Hommage à la Bretagne par un breton » écrite par Hippolyte Lucas. Le texte initial figure dans l'ouvrage « Annuaire de Bretagne, historique littéraire et scientifique  pour l'année 1897». Il est consultable sur le web dans les Archives internet, onglet Librairie américaine.

dimanche 14 mai 2006

Le pays blanc

La mer sonne dans la croix de l’anse, [1]
Promet le sel en abondance.
Le flot qui envahit le traict
Emplit l’étier, la vasière, les rais

La voie de l’eau est tracée.
Elle chemine de la vasière au cobier,
Pour ensuite et sans retard
Accéder enfin aux fares.

L’eau entre dans l’oeillet
Etape ultime du marais.
En ce lieu clos et sauvage
Sonnera la fin de son voyage

Ainsi vivent les paludiers
D’un art ancien, presque oublié,
Sous le soleil et sous le vent,
Sur les oeillets du pays blanc.

[1] Dicton paludier du pays Guérandais. La croix de l'anse est l'extrémité de la baie de La Turbale. Le bruit de la mer est perceptible dans les marais lorsque les vents sont au Nord-Ouest. C'est la promesse d'un temps stable, propice à la production de sel .

vendredi 17 mars 2006

Au clair de ma plume

Au clair de ma plume,
Voici quelques mots.
Sans décrocher la lune,
Apporter son écot.
Croire en sa fortune,
Même à demi-mot,
Et sans chercher tribune,
Faire parfois écho.

Dire ce qui est bien,
Dire ce qui est beau.
Croire en un matin,
Aube d’un jour nouveau,
Ou l’homme de demain, T
Tenant un rameau
Au creux de ses mains
Nous fera cadeau.

vendredi 17 février 2006

Maisons

maison de pierre
bravant le temps
maison ouverte
à tous les vents
maison-amer
guidant doucement
Les bateaux fous
loin des brisants.

dimanche 15 mai 2005

Ce n’était qu’un jeu

Ce n’était qu’un jeu,
Tu le disais toi-même,
Un peu un baptème,
Se croire courageux.

Un monde fabuleux,
Des plaisirs intenses
Sensations planantes,
Mirage du "rêve bleu"

Se croire un demi-dieu,
Et serrer un foulard,
Mais pas colin-maillard,
Beaucoup plus dangereux.

Il a suffit qu’une fois
Le noeud se resserre ...
Tes yeux se fermèrent
Pour la dernière fois.

Fouilleurs de greve

Ecoutez les gens de mer,
Hommes au long cours,
Et hommes d’estuaire
Admirez la ronde fière
La passion des bassiers

Quand la mer n’est plus là
Quand la grêve s’allonge
Ils marchent sur l’estran
A la main leur panier.

Coques et couteaux
S’entassent en cadence
Palourdes les rejoignent
Et pèse le panier

Ce n’est point la faim
Le besoin qui les mène,
Mais le plaisir de cuellir,
Le plaisir de gratter.

Pour suivre le jusant,
Ramener sa godaille,
Partout sur l’estran
Des corps sont pliés

Quand le flot est là
L’heure est à la relève
Comme de toute chose
Il ne faut abuser

Il y en aura encore,
Des marées d’eaux vives
Et durera longtemps
La passion des "bassiers"

 

mercredi 4 mai 2005

Panier de crabes

Ils sont venus par la marée
Pour se montrer avec confiance
Ils sont venus comme attirés
Par le pouvoir, par la puissance.

Ils sont venus nous expliquer
Qu’ils sont plus beaux, qu’ils sont plus forts,
Qu’il nous faut les écouter.
Entre leurs mains est notre sort.

Ils sont venus dans le panier
Pour faire un sort à l’inconsciente.
Ils sont venus pour pérorer
Pour étaler leur suffisance.

Ils sont venus chercher pitance
Chercher leurs sièges de députés
Ils sont venus pour faire bombance,
Avoir leur dû et leur duché.

C'en est assez de ce panier
Des crabes qui trichent, des crabes qui mentent.
C'en est assez des crustacés,
qu'ils finissent ébouillantés !

mardi 12 avril 2005

A Maistre François des loges

A Maistre François des loges.
Qui du peuple fit l’éloge
Plume vive et trait alerte
Il croquait en quelques mots
La vie, la rue, le mal-être
Dans ses ballades à demi-mots

Il fut Francoys dont il lui poisse
Né de Paris emprès Pontoise
Et par ces mots à lui empruntés
Voudrai ainsi rendre hommage
A celui dont Moncorgé fut le nom.
Il pris pour plume Francois Villon

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