jeudi 3 mai 2007

Nous tiendrons table nouvelle

Nous tiendrons table nouvelle,
Et fêterons la rose en ces lieux,
Quand reviendront bonnes nouvelles.
Gardons nos coeurs pour d’autres cieux.

Nous tiendrons table nouvelle,
A tout espoir je ne sursois.
Je crois en l’homme libre et rebelle
Qui refuse le chacun pour soi.

Nous tiendrons table nouvelle,
Ferons place nette des jours passés.
Et en allant à l’essentiel
Reconstruirons la société.

Nous tiendrons table nouvelle,
Accueillerons les opprimés.
La vague qui enfle sera belle,
Et même Royal en vérité.

 

 

vendredi 17 mars 2006

Au clair de ma plume

Au clair de ma plume,
Voici quelques mots.
Sans décrocher la lune,
Apporter son écot.
Croire en sa fortune,
Même à demi-mot,
Et sans chercher tribune,
Faire parfois écho.

Dire ce qui est bien,
Dire ce qui est beau.
Croire en un matin,
Aube d’un jour nouveau,
Ou l’homme de demain, T
Tenant un rameau
Au creux de ses mains
Nous fera cadeau.

dimanche 15 mai 2005

Ce n’était qu’un jeu

Ce n’était qu’un jeu,
Tu le disais toi-même,
Un peu un baptème,
Se croire courageux.

Un monde fabuleux,
Des plaisirs intenses
Sensations planantes,
Mirage du "rêve bleu"

Se croire un demi-dieu,
Et serrer un foulard,
Mais pas colin-maillard,
Beaucoup plus dangereux.

Il a suffit qu’une fois
Le noeud se resserre ...
Tes yeux se fermèrent
Pour la dernière fois.

Fouilleurs de greve

Ecoutez les gens de mer,
Hommes au long cours,
Et hommes d’estuaire
Admirez la ronde fière
La passion des bassiers

Quand la mer n’est plus là
Quand la grêve s’allonge
Ils marchent sur l’estran
A la main leur panier.

Coques et couteaux
S’entassent en cadence
Palourdes les rejoignent
Et pèse le panier

Ce n’est point la faim
Le besoin qui les mène,
Mais le plaisir de cuellir,
Le plaisir de gratter.

Pour suivre le jusant,
Ramener sa godaille,
Partout sur l’estran
Des corps sont pliés

Quand le flot est là
L’heure est à la relève
Comme de toute chose
Il ne faut abuser

Il y en aura encore,
Des marées d’eaux vives
Et durera longtemps
La passion des "bassiers"

 

mercredi 4 mai 2005

Panier de crabes

Ils sont venus par la marée
Pour se montrer avec confiance
Ils sont venus comme attirés
Par le pouvoir, par la puissance.

Ils sont venus nous expliquer
Qu’ils sont plus beaux, qu’ils sont plus forts,
Qu’il nous faut les écouter.
Entre leurs mains est notre sort.

Ils sont venus dans le panier
Pour faire un sort à l’inconsciente.
Ils sont venus pour pérorer
Pour étaler leur suffisance.

Ils sont venus chercher pitance
Chercher leurs sièges de députés
Ils sont venus pour faire bombance,
Avoir leur dû et leur duché.

C'en est assez de ce panier
Des crabes qui trichent, des crabes qui mentent.
C'en est assez des crustacés,
qu'ils finissent ébouillantés !

mardi 12 avril 2005

A Maistre François des loges

A Maistre François des loges.
Qui du peuple fit l’éloge
Plume vive et trait alerte
Il croquait en quelques mots
La vie, la rue, le mal-être
Dans ses ballades à demi-mots

Il fut Francoys dont il lui poisse
Né de Paris emprès Pontoise
Et par ces mots à lui empruntés
Voudrai ainsi rendre hommage
A celui dont Moncorgé fut le nom.
Il pris pour plume Francois Villon

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